#humansofpandemics. 23 mars 2020. Texte d’un-e gymnasien-ne

Voilà une semaine que je suis confinée dans l’abri PC de mon immeuble. Avec moi, de l’eau, des pâtes, du riz et de la purée parce que c’est bon la purée. Ce qui est sûr, c’est que nous avons de quoi manger et boire pour un certain temps, on ne risque rien de ce côté-là ma famille et moi. C’est la lumière et l’air frais qui me manquent. C’était bien de pouvoir aller se balader tranquillement dans ma petite campagne, vers l’étang ou dans la forêt. Étant donné que tout le monde se dit que faut aller se balader à la campagne pour éviter les gens et bien il y a trop de monde. La police se ferait un bon paquet de fric sur les groupes de cinq personne et la distance de deux mètres. Là, je suis coincé avec ma famille, ils sont sympas donc ça se passe bien. Mais il y a également tous mes charmants et adorables voisins : la vieille du dessous en collocation avec la jeune ASE, le couple de riches qui roule en Tesla, le père et ses enfants insupportables ainsi qu’un homme ressemblant à un tueur psychopathe qui ne dit jamais bonjour.

Telle est la bonne ambiance dans laquelle je passe ce début de confinement. Je suis de nature très peu patiente alors je leur souhaite de rester calmes et peu bruyants, surtout les trois enfants du dessus qui s’amusaient, avant tout ça, à sortir nos chaussures bien rangées du très joli meuble prévu à cet effet. Parce que ce n’est pas eux qui ont des cours à distance à faire dans toute cette galère…

Ce témoignage provient d’un journal de confinement online tenu par des gymnasiens et gymnasiennes