#humansofpandemics. 23 mars 2020. Texte d’un-e gymnasien-ne

Première semaine de confinement :  le gymnase en viendrait presque à manquer.

Alors qu’en temps général je déteste venir au gymnase et que je donnerais tout pour être ailleurs, je commence à me demander si je ne serais pas mieux là-bas.

Au début j’étais bien de contente de ce confinement, je m’étais dit que ça serait l’occasion parfaite pour récupérer toutes mes heures de sommeil manquantes. Puis ensuite, j’ai assez vite réalisé que ce n’était pas dans le programme des profs d’étudier à quel point la sieste peut être bénéfique à l’être humain.

Par manque de choix, je me suis finalement mise au travail dans la perspective de réussir mes examens. Et voilà qu’est venue ma deuxième déception; je me suis rendu compte qu’on devrait plus travailler en confinement qu’au gymnase. Bah oui, au final les cours c’est bien sympa, on est assis pendant 45 minutes devant un prof, on prend note de ce qu’il nous raconte, de temps en temps on lit des textes en classe (encore à voir si on a la motivation de suivre la lecture); et, plus rarement encore, on fait des exercices qu’on corrige en commun mais c’est à nous de voir si on veut le faire. Tandis que, pendant ce confinement, presque tous les profs nous demandent de leur rendre un suivi de ce qu’on devait lire ou alors de leur renvoyer les exercices qu’on devait faire. On a donc pas le choix de faire marcher un minimum notre cerveau au lieu de juste suivre ce qu’un prof nous dit.

Et troisième désenchantement, les petits ragots avec les copines m’intéressent beaucoup plus que de débattre avec mes parents sur ce que Guy Parmelin ou Alain Berset ont déclaré. On s’est bien marré pendant deux minutes avec ce coronavirus, mais il commence gentiment par me sortir par les oreilles. Vivement que les gens comprennent qu’il faut rester chez eux !

Ce témoignage provient d’un journal de confinement online tenu par des gymnasiens et gymnasiennes