#humansofpandemics. Cinquième semaine de confinement.

Les cours ont repris, les séances zoom se multiplient, les devoirs reviennent, la routine aussi. J’ai l’impression d’être submergée, je n’arrive plus trop à suivre les cours mais bon. Sincèrement je le vis plutôt bien. J’ai décidé de ne pas me prendre la tête et me mettre un surplus de pression. À la place je m’autorise à rêver. Je rêve de grande évasion, je veux voyager, découvrir des cultures, des gens géniaux. Je veux découvrir les magnifiques couleurs indiennes. Je veux danser inlassablement. Je veux développer mes dons et mes talents. Je veux rire. Je veux faire rire. Je veux partager. Je veux apprendre des autres et aux autres. Je veux être libre. Libre de rêver, libre de croire à mes 1001 rêves « impossibles ». Je veux croire que les révisions d’examen ne sont pas ma destinée. Je veux croire à plus grand. Alors me voilà, à la place de réviser mes verbes irréguliers en italien, je suis la tête dans les nuages, je parcours le Sahara à dos de chameau, je veux peindre les murs d’Israël en proclamant la paix, je veux prendre en photo des gens dans la rue et crier à quel point ils sont beaux, je veux aider les autres à réaliser leur rêve, je veux que le monde connaisse l’Amour, je veux encourager, je veux filmer le magnificat de la terre. Je veux grandir. Je veux être passionnée et passionnante, je veux être heureuse, et je veux croire que c’est à ma portée. Alors dites-moi pourquoi me concentrer sur ces exercices qui me semblent si inutiles alors que je peux m’autoriser à rêver, à supprimer les frontières, à supprimer les guerres ? Le bonheur n’est pas dans cette équation.

Ce témoignage provient d’un journal de confinement online tenu par des gymnasiens et gymnasiennes