#humansofpandemics. 5 semaines de confinement plus tard, nous voilà toujours là. Le temps se fait long, l’ennui commence à montrer le bout de son nez. Et le ras-le-bol commence lui aussi à prendre place dans mon esprit. Mais cependant, je fais avec, j’essaie de m’occuper comme je peux. Je me suis trouvé une passion pour la pâtisserie et la cuisine, donc régulièrement, je prépare des petits plats ou des petites douceurs pour que ce confinement se passe mieux mais comme je ne suis pas trop sucreries, c’est plutôt mon conjoint qui en profite. Pour occuper mes journées lorsque nous étions en vacances, je regardais des films, j’en ai tellement regardé que je ne pourrais pas vous dire le nombre.

L’incertitude du futur proche me pèse, ne pas savoir comment la semaine, le mois prochain va se passer, ni si les examens auront lieu, ni si nous pourront recommencer les cours, me plonge dans un stress que moi-même je ne contrôle pas. Devoir recommencer les cours après ces deux semaines de vacances ne sera pas des plus faciles étant donné l’incertitude et le peu d’informations que nous avons, mais ce n’est pas pour cela que je vais me démotiver. Cependant, savoir que nous serons, si j’ai bien compris, encore en cours à distance jusqu’à juin, c’est vrai que cela me paraît encore assez lointain et surréaliste.

Lors de ces vacances, il y a eu plusieurs événements imprévus dans ma vie et c’est dans ces moments que je me demande si tout retournera à la normale quand tout cela sera fini. Car pour l’instant, revenir comme nous vivions avant me paraît inimaginable.

Au final, je me suis habituée à cette vie où il faut attendre pour rentrer dans un magasin, garder ses distances avec d’autres personnes, mais je ne pense pas que ce soit la vie dont on rêve tous, surtout le fait que nous ne pouvons pas voir les personnes qui nous sont chères, ni les accompagner lorsqu’elles sont en fin de vie, comme nos animaux de compagnie, tout cela à cause d’un virus. Certaines choses me révoltent quant au comportement des gens face à ce virus, même si je comprends que nous ne voulons prendre aucun risque.

J’espère que tout cela sera bientôt fini, pour enfin vivre une vie normal.

Ce témoignage provient d’un journal de confinement online tenu par des gymnasiens et gymnasiennes